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Le blog d'un assistant de rédaction (ancien stagiaire) d'un grand journal quotidien qui en a ras-le-cul d'être employé à ne foutre que de la merde toute la journée, d'être le toutou de service pour des journaleux hypocrites, égocentriques et casses-couilles et d'être un journaliste qui, paradoxalement, n'écrit jamais d'articles. Marre de ces conneries !

Je me venge de ces journées chiantes en rédigeant des articles sur la vie dans nos bureaux et en dévoilant des infos sur mes enfoirés de collègues ou les avantages de ce putain de métier.

PS : Mon patron est un sale con.

La rédac'

Harry (moi) : Assistant de rédaction. Lunatique. Asocial.

Paul : Rédacteur en chef. Boss. Patron. UMPiste. Radin. Chieur.
Boris : Rédacteur en chef adjoint. Écolo.
Pascale : Rédactrice. Jolie. Calme.
Fabien : Rédacteur. Super cool. Beau gosse.
Catherine : Rédactrice pages "culture". Inculte.
Nicolas : Autre assistant de rédaction. Gagne 400€ de plus que moi.
Léonard : Rédacteur et délégué du personnel. Chic et gentil.
Michel : Rédacteur chiant. Fouteur de merde.
Gustave : Responsable en chef technique. Gros con. Lèche-cul du boss.
Anne-Claire : Correctrice. Mémère vénère.
Richard : Comptable. Frustré. Mauvais calculateur.

Rachèle : Ancienne pigiste. Diffuseur de stress. CDD  non renouvelé.


(Complété au fur et à mesure chaque fois qu'une personne nouvelle intervient dans un article)

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Pour me contacter : harry.covert@hotmail.fr

Harry ^_^

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La vie de la rédac'

Mercredi 20 mai 2009
- Mais Harry ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Là ? Ben je travaille sur un sujet sur...
- Non non, je veux dire, ce que tu fais là, ici, sur la table de conférence de presse, sur ce petit bout de table avec ton Mac portable ?
- Ah ça... Ben j'ai plus de bureau...
- Waouh ! Je vois que ça change pas ici, je regrette pas d'être rentré de vacances dis-donc, toujours autant d'espoir...

Ce petit dialogue a eu lien entre Jack et moi il y a quelques jours. Jack est un iconographe, il s'occupe des photos dans le journal, c'est lui qui est chargé d'en trouver sur le Net via les agences, de les récupérer des appareils photos, de les recadrer, flouter des visages, changer la luminosité, etc. Et il est super sympa ! Tout comme moi, il est blasé d'être ici, dans cette boîte de merde, mais il n'a pas le choix, il est devenu papa récemment et doit bien gagner de l'argent.

Et il est rentré de vacances, et il m'a vu sur ce p'tit bout de table et m'a demandé ce que je faisais là et je lui ai expliqué ce qu'il s'est passé. 

C'est simple : j'ai changé de poste.

Je n'y croyais plus ! Terminer l'assistanat de rédaction, le larbin de service ??? Et bien oui et non. Pas tout à fait. Sur les 5 jours où je travaille, le dimanche je suis toujours assistant de rédaction, comme avant (c'est à dire arrivée au bureau à 6h30, tout ça, tout ça...) et les autres jours, qu'est ce que je fais ? Et bien je suis devenu un peu un reporter ! Si si, un reporter. Alors oui je sais là tout de suite ça fait classe et vous vous dîtes, il va encore trouver le moyen de se plaindre. Et bien non. Pas trop trop, en tout cas pas encore. Je suis un "mini reporter", je me déplace dans des villes, à la recherche de sujets, ou bien on m'envoie en reportage, chercher des témoignages, etc... Ce qui correspond davantage à l'image que je me fais du journalisme. Je reviendrai sur ce nouveau poste plus tard. Qui est mieux que l'ancien car, paradoxalement, il demande moins de travail et les horaires sont plus souples ! Mais j'ai une énorme pression de la part des boss.

Mais ce qui nous intéresse, c'est ce qui s'est passé "matériellement" avec ce changement de poste. C'est bien simple : je n'ai plus de bureau. 

Paul ne veut plus me voir à la rédaction. Il m'engueule quand je suis au bureau. Il veut que je sois tout le temps en déplacement, constamment à la recherche de sujets sur le terrain. Ok ok, je comprends parfaitement. Mais bon, il faut bien checker ses mails, passer des coups de téléphone, etc...

Bref, un jour, alors que j'étais en déplacement, je reçois un mail : FAUT QUE JE DÉPLACE TON BUREAU... VU QUE TU N'ES QUASIMENT PLUS ICI (n'imaginez pas Paul en train de pousser et donc de déplacer au sens littéral un bureau hein...). Je lui réponds juste qu'on voit cela à mon retour. Et il me répond : OUI. GUSTAVE VA T'INDIQUER TON NOUVEAU BUREAU.Mon cher ami Gustave...

À mon retour (genre deux jours après), sur mon bureau il y a un mac dernier cri, avec un putain d'écran et tout ! Yeah ! Sauf que... ce ne sont pas mes affaires dessus. Une rédactrice arrive, toute gênée, et me dit qu'on lui a dit de se mettre ici, tout ça... Je lui dis que ce n'est pas grave. Fabien me montre le nouvel endroit qui me sert de bureau : une table haute, rien dessus à part mon ordinateur, juste devant Paul et juste à côté de Gustave : l'horreur ! Les deux personnes qui me stressent le plus et me foutent en dépression autour de moi !!!! Non, c'est impossible ! 

En faite, Gustave, le suceur de queue attitré de Paul (un sacré duo de connards), s'est fait une joie de déplacer mon ordinateur sur cet endroit, sur lequel je suis visible par lui même, ainsi que par Paul. En gros ils peuvent voir mon écran et ce que je fais (facebook tout ça) et moi je suis obligé de me retourner pour voir si ils me regardent, impossible d'y survivre... Je suis sûr que Gustave l'a fait exprès.

Depuis, j'ai trouvé une astuce pour échapper à cette place ! Comme j'ai besoin d'un téléphone et qu'il n'y en a pas sur cette table haute, alors je vais ailleurs ! Je m'installe toujours sur un bureau d'un journaliste en congé, je prends son espace de travail momentanément, le temps d'une journée. Et quand il n'y en a pas de libre, je m'installe, au bout de la table de conférence de presse, à côté d'un téléphone, dans mon p'tit coin, et je glande toute la journée !

Depuis, j'ai eu un Mac portable, l'ordinateur sur lequel je travaillais est destiné à quelqu'un d'autre, mais les données et ma boîte mail ont été transférés sur un Mac portable qui m'accompagne partout désormais. Et ça, ça fait bien chier cette enflure de Gustave ! (Car c'est Paul qui a insisté pour que Gustave m'achète ce Mac hin hin hin !) Mais j'en parlerai prochainement !

Résumons : je n'ai plus de bureau. Mes affaires, dossiers, notes, pot à crayons, dictionnaires... sont dans les tiroirs et casiers de rangement de mon ancien bureau. Je n'ai plus de téléphone (j'utilise de plus en plus mon portable personnel, et ça commence à bien faire !). Le téléphone que j'avais est désormais pour une stagiaire, on se partage donc mon numéro de téléphone professionnel !! 

Mais quelques côtés positifs : j'ai un mac portable, je suis moins à la rédac, je vois moins les cons.


Par Harry Covert, le petit journaliste
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Jeudi 30 avril 2009

« Paul, il faut qu'on parle ! » a crié Robert, qui, après bientôt 15 ans de boîte, essaye depuis une dizaine de jours de capter l'attention du patron, pour avoir une discussion en privée.


Robert, debout devant le bureau de Paul, est exténué : son boss ne lui adresse même pas un regard, pour seule réponse il obtient un faible « oui-oui, plus tard... », la même et lancinante rengaine qu'il traîne depuis près de deux semaines.


Alors, Robert brandit sur le bureau de son supérieur une lettre, avec écrit en gros et en gras dans objet : DÉMISSION. Ce à quoi Paul porte -enfin- attention et s'exprime aussitôt en regardant, ahuri, Robert : « Mais Robert ! Il faut qu'on parle alors ! ».


Et si on pensait, et c'est bien légitime, que Paul essayerait de convaincre Robert de rester au sein de la rédaction, que nenni ! La fierté de Paul est bien trop élevée pour qu'il soit « obligé » d'admettre que Robert est un très bon élément et que ce serait bien qu'il reste !! Non, non Paul voulait parler comme ça... Juste savoir ce qu'il allait faire dorénavant, c'est tout.


Robert a presque 15 ans de boîte, c'est un « ancien », il connaît bien Paul et, comme la majorité de la rédaction, ne le supporte pas, ni le supérieur hiérarchique qu'il est, ni l'être humain. C'est un ancien rédacteur en chef adjoint du canard. Il a travaillé à peu près partout, sur pas mal de rubriques. Ce qui est original, c'est que Robert a largement contribué à ce que Paul devienne journaliste... En effet, je l'ai peut-être déjà dit, mais Paul est un rédacteur en chef qui n'est pas journaliste. Les seuls articles signés de sa plume se rapporte... à lui ! Il n'a jamais su écrire un article, et Robert fait parti du petit comité qui lui a expliqué la construction et les règles de rédaction de base. Mais en vain... car Paul n'écrit jamais d'article (sauf pour parler de lui), n'assiste jamais aux conférences de rédaction et se permet juste d'imposer des sujets débiles. Il ne sait pas écrire un article, c'est un fait.


Ce « secret » ne l'est pour personne à la rédaction, mais on aurait pu penser que la démission de Robert pousserait Paul a un peu plus de sympathie que d'habitude pour un de ses employé fétiche. Mais non.


Myrtille, amie de longue date de Robert, et une des rédactrice en chef adjointe du quotidien, nous a proposé de concevoir un journal « Spécial Robert », des articles et des photos de et sur lui, avec la maquette de notre canard. Une idée originale et toujours sympathique, qui fait office de livre d'or, bref un très bon cadeau.


Ainsi, quelques semaines plus tard, Robert savourait son pot de départ, bien mérité. Toute la rédaction était là, une bonne cinquantaine de personnes, voire plus, je ne sais pas trop. Évidemment, quelques cadeaux, un peu d'alcool et des petits fours étaient de mises.


Et puis, soudainement, surgit Paul, en imperméable, qui est « de passage ». Il vient, histoire de faire sa bonne action du jour, passer rapidement voir le départ d'un collègue normalement cher à ses yeux, ou bien juste un pion insignifiant dans son entreprise...


S'imposant à tous, Paul réclame un discours de son cru. On lui tend un micro et il annonce fièrement : « Alors mon discours sera très rapide, car il tient en une phrase ! ». Tout en souriant et en regardant Robert, il continue : « Alors mon Robert, je vais regretter ton départ, mais je l'ai tellement rêvé ! ».


Gros blanc dans la salle... Puis quelques applaudissements. Un malaise se ressent clairement. Avant de partir, Paul continue « Avant de partir, je continue ! Je veux juste souligner rapidement que Myrtille devait m'interviewer pour le journal qu'on t'a préparé en secret ». Effet de surprise totalement gâché... « Elle devait m'interviewer pour savoir ce que je pensais de toi, évoquer les souvenirs communs, tout ça, mais elle l'a pas fait cette feignasse ! Alors du coup je me suis auto-interviewé ! Je me suis posé les questions et j'y ai répondu moi-même ! » Narcissisme quand tu nous tiens. J'ai jeté un œil au journal surprise en question, toutes les questions de Paul sur Robert sont ainsi devenues des questions de Paul sur Paul, c'est pathétique...


Toujours le même sentiment de gène dans la salle et Robert feint de rire au discours de Paul. Quelqu'un ajoute rapidement « on peut demander un discours à Fabien (qui n'était pas encore arrivé), il connaît Robert depuis longtemps non ? Il n'était pas là lui aussi il y a 15 ans ? » Ce à quoi rétorqua un Paul fier et moqueur: « Ah non, les erreurs d'embauche c'était juste après ! »


Paul, à peine arrivé, est déjà reparti, sourire aux lèvres, imper sur les épaules. « Il ne changera jamais » soupire Robert. S'ensuit Boris qui propose un discours touchant et drôle, et quelques gentils mots de certains. Puis un au-revoir, quelques larmes...


Et moi dans tout ça, je me dis que si je propose ma démission, j'aurais peut-être droit à trois voire quatre mots de la part de Paul, parce que si il faut 15 ans pour avoir une phrase en guise de discours, je suis pas près d'en avoir une. Au mieux un « C'est pas trop tôt ! »

 


Dessin de NoTTo, qui rempile pour « la saison 2 » de Harry Covert, yeah !

 


Par Harry Covert, le petit journaliste
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Jeudi 13 novembre 2008
Le Fax existe encore. À l'ère d'Internet, le Fax est toujours aussi utile que les mails. Preuve en est avec cette petit anecdote qui est arrivée il n'y a pas si longtemps.

Stéphane, un rédacteur en chef adjoint chiant, me demande d'aller chercher une feuille qui va sortir du fax bientôt. Il me demande cela par mail et le fax est à quelques mètres de lui. Comme dirait Franquin : Grummbl.

Je vais voir, il n'y a rien à part des pages de pubs classiques. L'appareil se met en marche, une feuille s'imprime.

TU AS ENVIE DE FAIRE DES SOIRÉES HOT ? APPELLE LE 08 ** ** ** **
TU AIMES TE FAIRE SUC** LA B*** ? JE SUIS LÀ SUR WWW.******.COM
PHILIPPE ET MARTIN VONT TE FOUETTER BONHOMME. VIENS LES TROUVER AU 08 ** ** ** **


Une cinquantaine d'annonces comme celles-ci sur la même page !

J'ai pas mal rougi, j'ai laissé la feuille là où elle était et j'ai dis à Stéphane que non sa feuille n'était pas arrivée (en espérant que ce n'était pas celle-là).

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Lundi 27 octobre 2008
La fierté d'un journaliste, au-delà d'informer (quand c'est bien fait) c'est quand même d'avoir un bel article avec sa signature et/ou d'avoir son nom dans " l'ours ".

L'ours, c'est ce petit encart discret placé au début ou en fin de journal. Il comporte les mentions légales ainsi que l'ensemble des noms de la rédaction, tout du moins des rédacteurs en chef, qui travaillent pour le journal. Évidemment dans notre canard, je ne suis pas toujours mentionné dedans, je ne suis qu'un « assistant de rédaction »... Merci hein ! Remarque je m'en fous.

En ce qui me concerne, je suis toujours impatient de voir dans le journal fraîchement imprimé, un article que j'ai rédigé, avec le titre en gros, la photo, ma plume et pour finir, ma signature : Harry Covert.

La semaine dernière, je commençais tôt, très tôt, vers 6 heures du matin. Et donc je pouvais partir vers 15 heures. Sauf qu'à 15h30 (oui je fais des heures sup', non payées évidemment), Simon, ce brave Simon tête de con, me demande, me supplie même, de lui écrire un tout petit article, d'à peine 1500 signes. (Ce qu'on appelle dans le milieu un « feuillet »).

Putain ! Il ne peut pas le faire lui-même ?! Quel con ce Simon putain. Et moi, trop gentil, je dis oui... Alors bien sûr, même pour un article court, il y a quelques coups de téléphone à passer pour savoir si l'information de base (une dépêche AFP) est correcte. Et puis avoir un témoin ou un spécialiste pour être plus précis. Et enfin rédiger l'article.

Il est 17 heures, je tiens plus, je demande à Simon si je suis obligé d'attendre la correction de Paul, la validation et tout et tout. Il me fait un grand sourire, il s'occupera de la correction si y'a besoin, « y'a pas de problèmes, un grand merci Harry ! » Pfff, connard... Allez, il part en vacances ce soir, je ne le revois que dans un mois, c'est pas plus mal.

Le lendemain, aux aurores, je me pointe la tête dans le cul. Je vais lire le journal fabriqué la veille, voir mon article, le rendu sur papier. Bla bla bla, machin, bla bla bla, truc, et cetera et signé : Simon.


(Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est le talenteux Tim qui m'a fait l'honneur de remplacer NoTTo, après Elie, un grand merci à lui ! L'idée est de moi, le dessin de lui et ses feutres ^_^
Cliquez sur l'image pour aller sur son blog !)

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Samedi 18 octobre 2008

Par Harry Covert, le petit journaliste
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Mercredi 8 octobre 2008
Richard est une grosse merde quand il s'agit de compter, de calculer et de remplir correctement les fiches de paye. C'est notre comptable et il n'y a pas un mois où il commet une erreur sur le salaire d'un journaliste. Il y a peu c'est tombé sur moi, et cette mésaventure est déjà arrivée à d'autres personnes ici. (L'année dernière déjà, il avait finement opéré en me payant la moitié de mon salaire (soit un peu moins de 500 euros) et en omettant stupidement mon 13ème mois. Quel con !)

Bref, avant de partir en vacances bien méritées (la branlette, la coke et les mac do), je me suis fait payer des RTT (Travaillez plus pour gagner plus vous savez ?). Le seul hic c'est que je ne savais pas vraiment à combien revenait un RTT. On nous avait dit 150 euros, puis 100, ou alors 60. Rien à foutre, j'en demande 5 à Richard. Cash !

Fin août, je me casse vers d'autres horizons plus prospères pour me reposer. Je consulte tout de même ma fiche de paye fraîchement arrivé par La Poste : 1850 euros ! BAM ! C'est bon ça hein ?! Dépensant sans compter pour draguer, manger, boire, fumer, bai***, voyager, j'ai quasiment tout écoulé durant mes fameuses vacances !

Un mois plus tard…

Retour au bureau, 6h du matin, extrêmement blasé, les quelques rédacteurs qui arrivent me demandent à peine si j'ai passé de bonnes vacances. Les gens s'en foutent littéralement. J'ai l'impression de ne pas être parti depuis un mois, de faire office de toutou-décor, comme il y a 30 jours, comme il y 1 an, comme depuis que je suis arrivé ici.

Truc cool : je vais être payé pour 4 semaines où je n'ai rien fait, et ça... ça ! C'est fun ! Je reçois donc les jours suivant ma fiche de paie. 650 euros ! Quoi ? Putain c'est pas vrai ! Mail direct à Richard pour avoir des explications.

« Je t'ai donné trop le mois dernier, je rééquilibre donc ce mois-ci. »

Merci de prévenir et de proposer une compensation sur plusieurs mois connard !! Marre des ces problèmes de paie !!

Par Harry Covert, le petit journaliste
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Vendredi 26 septembre 2008
Bonjour, il est 9h02, c'est la première coupure de courant ce matin. Comment ? Oui normalement Gustave, notre technicien et informaticien devrait gérer cela sans problèmes ! Mais bon, il est à peine 9h, il ne va pas non plus être au bureau à cette heure là c'te feignasse !

Devinez qui va relancer les disjoncteurs communs de toute l'entreprise ? Môsieur Harry Covert, si si. Maintenant, en plus d'être toutou-garçon-de-café, je suis électricien. Car seul Gustave et moi savons comment rétablir l'électricité. (Étrange idée de me confier cette tâche).

Ah il est 9h04, c'est la seconde coupure de courant ! C'est cool on n'a pas Internet, les photocopieuses ne fonctionnent pas, la machine à café non plus, etc... Je vais rétablir à nouveau et je décide d'envoyer un mail à l'administration, pour qu'il fasse quelque chose. Et merde ! Nouvelle coupure ! 9h08. J'ai même pas le temps de rédiger mon message, grrrr ! Je vais remettre le courant, la rédaction gueule, nous sommes en retard, c'est le bordel.

30 minutes plus tard...

9h41 : Nouvelle coupure de courant.
9h42 : Harry Covert rétablit l'électricité (il reçoit au passage un premier "merci Harry").
9h44 : PAS de coupure de courant, ça fait plaisir.
9h45 : UNE nouvelle coupure ! Je sens qu'on va boucler tard ce soir...
9h47 : Harry retourne à nouveau remettre l'électricité.
9h48 : Deuxième merci, de la part d'un iconographe, ça fait plaisir.
9h48 : Je ne suis toujours pas assis à mon bureau qu'une sixième coupure arrive !!
9h49 : Je remets le courant, je ne bouge plus, j'attends.
10h32 : Gustave arrive, je lui fais un compte-rendu, SIX PUTAINS DE COUPURES DE COURANT CE MATIN !! (ET SEPT AVEC CELLE D'HIER D'AILLEURS) Y'A UN GROS PROBLÈME LÀ !!

Finalement on a fait venir un électricien. Il a tout réparé c'était cool ! Et avant de partir je lui demande de remettre le courant sur les photocopieuses. Ce qui est louche c'est que tout est nickel sauf ça... et puis il crie : IL MARCHE LE COURANT SUR LES PHOTOCOPIEUSES, VOUS N'AVIEZ PAS APPUYÉ SUR LE BOUTON ON C'EST POUR ÇA !

Rire dans l'assemblée... C'est décidé je ne remettrais plus l'électricité dorénavant, démerdez-vous, de toute façon, je vous tiens au courant.


(Un grand merci à Elie Copter pour remplacer -provisoirement- notre NoTTo !)
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Par Harry Covert, le petit journaliste
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Vendredi 1 août 2008
Putaaaaiiiiiiiinnnnn ! Ça faisait longtemps que Gustave, notre pseudo rédacteur en chef technique -celui qui gère les bugs et les ordinateurs, l'informatique quoi- m'avait pas cassé autant les couilles ! La dernière fois, il m'avait bloqué iTunes (souvenez-vous...).

Là je me suis aperçu que môsieur Gustave m'avait bloqué la plupart de mes applications, des plus personnelles (Lecteur Windows Media) aux plus bureautiques (le calendrier (!), la calculatrice). Et cette semaine, Gu-Gus se pointe à mon bureau, me gueule : « Bon tu te lèves que je puisse m'asseoir stp ! » Euh ouais ouais.

Je n'ai pas bien compris ce qu'il faisait, je crois qu'il vérifiait que je ne stockais pas de données personnelles sur le disque dur du boulot. Et puis il me sort : Bon je vais sans doute te supprimer X Press. [un des logiciels sur lequel on écrit nos articles] Et je fais comment écrire mes articles ? Tu te démerdes tu iras sur les postes réservés aux stagiaires. Bah oui bien sûr...

Finalement il n'a rien fait, il hésite, il a dit qu'il verrait... J'ai informé un de mes supérieur, affaire à suivre.

Je pensais en finir avec Gus pour cette semaine, mais voilà qu'hier, à la veille de ses vacances il me dit le matin que l'après-midi il va me former sur un nouveau logiciel pour archiver les journaux, super quoi... Ça fait un an qu'il me dit qu'il me formera pour ça. Puis il a oublié, et je me suis barré discrètement.

Le lendemain, j'avais un mail, envoyé en copie à tous les rédacteurs chefs adjoints !! Il me repprochait de ne pas être venu le voir, que je lui avais fait faux bond, que c'était mon boulot, etc... J'ai répondu (en copie à mes boss évidemment) que lui aussi aurait pu venir me voir, queça faisait un an qu'il devait me montrer ça, alors il était plus à un mois près, que c'était gonflé de me le programmer quelques heures avant ses vacances, etc... En bref je lui ai répondu très ironiquement ! :D

Mes chefs ont éclatés de rire et lui était très énervé de s'être fait, pour une fois, rembarré ! Et moi j'étais fier ! Super Harryyyyy !


Pour que toi aussi tu puisses créer ton super-héros,
 tu peux
cliquer ici. Merci à Neault pour le lien.
(Oui oui
NoTTo revient vite !)
Par Harry Covert, le petit journaliste
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Mardi 15 juillet 2008
Michel est sans doute le journaliste avec qui j'aime le moins bosser. Non seulement il a un caractère particulièrement lunatique (et donc très chiant, plus que moi en tout cas !), mais surtout, tu ne sais jamais si il veut t'aider ou te rabaisser lorsqu'il te parle. C'est un rédacteur qui alterne les pages Faits Divers, Monde et Politiques.

Avant-hier, il a rédigé la page faits divers, j'étais disponible pour l'assister toute la journée. Par assister, j'entends "l'aider". Lui écrire quelques brèves (5/6 lignes, un tout petit article) si besoin est. Voire un article plus grand. Vous savez, quand on est assistant de rédaction, on n'écrit pas beaucoup, on cherche des infos et on est les vérifie, c'est tout. Pas très captivant pour un journaliste en formation d'écriture... Bref j'étais là pour l'aider si il avait besoin de moi.

Il ne m'a rien demandé  -_-

Même pas un coup de fil à passer, grrrr. J'ai glandouillé sur le net toute la journée, comme souvent...

Mais hier ! Oui hier ! C'était un grand jour ! Car ni Fabien, ni Pascale n'étaient là pour écrire la page faits divers, les deux étaient malades, bizarres ça aussi mais bon. Michel devait s'occuper d'une page politique et ne pouvait pas écrire les deux. Pas de stagiaires disponibles (oui chez nous on fait bosser et écrire les stagiaires non payés au lieu des assistants de rédaction). Alors Boris, qui revennait tout juste de vacances et était de bonne humeur, s'est tourné vers moi et m'a demandé d'écrire toute la page ! INCROYABLE ! Le truc qui arrive une fois tous les 6 mois ! J'étais super content ! J'allais enfin rédiger une belle page du journal, à moi tout seul ! Héhé !

À 8 heures j'étais au taquet, car je devais aussi cumuler ce poste de rédacteur avec mon job d'assistant pour les autres journalistes ! Peu importe ! J'étais tellement excité d'écrire enfin des articles ! Je lis rapidement les pages qu'a fait Michel la veille, ses principaux articles, voir si on fait un "suivi" dessus. Puis je cherche de nouveaux sujets sur l'AFP, dans la presse quotidienne nationale et régionale. J'écoute les radios aussi. Bref j'ai écris une liste d'une dizaine de sujets. Michel, qui m'a discrètement a l'œil, semblait surveiller tous mes faits et gestes voir si je ne faisais pas de bêtises...

Puis vint la conférence de rédaction, une réunion à laquelle sont conviés tous les journalistes qui viennent exposer les sujets qu'ils pourront aborder dans leur pages du jour. Je propose fièrement et non sans humour cynique quelques sujets bien glauques (faits divers hein) et puis Boris sélectionne ceux qu'ils estiment les plus intéressants pour le journal. Chaque journaliste exprime rapidement son point de vue et vote. Et hop j'ai mon grand sujet du jour, j'ai mes 3 autres sujets qui auront droit au "moyen" article et  plusieurs autres qui finiront en brèves (5/6 lignes discrètes).

Je retourne à mon bureau, commence à passer des coups de fils pour vérifier une grosse info pour le grand article. Assez chiant car la justice a toujours du mal à parler. Faut être plutôt diplomate et malin.

Vers midi j'entame l'écriture de ce gros sujet, mon sujet principal ! Une heure après j'ai bien avancé et je décide d'aller déjeuner. À ce moment-là Michel s'approche de moi doucement...

« Tu sais que ton sujet principal je l'ai mis en brève hier ? »

Putain de boulet !!! Tu pouvais pas le dire avant connard ?? On a du changer les sujets, j'ai perdu pas mal de temps, j'ai maudis Michel, j'ai terminé tard... Mais j'ai quand même écris ma page.

Et si tu ne connais pas encore NoTTo, tu cliques là, là et là !
Par Harry Covert, le petit journaliste
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Dimanche 8 juin 2008
Un bébé. Oui un bébé c'est mignon. Quoique franchement c'est assez moche dèsfois. Mais quand tu travailles au calme et que y'en a qui chialent, c'est chiant, très très chiant même !

Je ne travaille pas avec des bébés hein attention ! XD

Mais au moins une fois par semaine y'a une journaliste qui ramène son recheton pour afficher crânement son "petit dernier".


Alors y'a tout le monde qui accourt :

- Oooooh il est trop mignon !
- Agaaaah !
- Il te ressemble rolala (Ouais c'est ça, le machin il a 4 mois, tu connais pas le mari alors forcément tu vas dire qu'il ressemble à la mère).
- Poutiiioooooouuuuhhhh !! (Roh ta gueule !)
- L'est trop chou !
- Ouiiiiiiinnnn !
- Oh bah alors, qu'est-ce qui t'arrive ? (Putain mais faîtes le taire !)
- OUUUUIIIIIIINNN !

Et ça dure une heure, une fois par semaine.

Je sais je sais, c'est mignon un bébé, je suis méchant pour dire ça... Mais quand t'as un bouclage avec tes pages à rendre impérativement avant une certaine heure, c'est chiant. Déjà une rédac, niveau ambiance, ça bascule 2 extrêmes : tu passes d'un bordel monstre à un calme glacial. Un phénomèe très intéressant par ailleurs. Mais là n'est pas la sujet.

Tatapouiiiiihhhhhhhhhh

Et voilà ça r'commence...

C'est casse-couille, c'est soit le chieur de quelques mois, tout moche, tout rouge qui pleure, soit le gamin de 4/5 ans qui crie pour se faire remarquer, pour montrer aux collègues de maman qu'il est là et que c'est sa progéniture. Elle même qui l'a ramené pour "montrer où maman travaille la journée". Tu parles... Et l'autre il court partout, il touche aux ordis, y'a des baffes qui se perdent moi j'te l'dis !!

- Mamaaaannnnnnnnn, je peux resteeeerrrrrr ? J'aime trop ton bureau !

MAIS ON S'EN FOUT MERDE !! FERME TA PUTAIN DE GUEULE ET LAISSE NOUS BOSSER EN PAIX !!

Wooouuuuuiiinnnnn !

Et merde, j'vais l'tuer !!! Oui je suis sans cœur et je vous emmerde !


PS : Je profite de cet article pour vous annoncer que des pages BONUS ! viennent s'ajouter à ce blog (voir en haut à gauche). Pour la première je vous propose un "making-of", qu'a expliqué
NoTTo sur son blog en choississant un de ses dessins sur Harry Covert. Si vous souhaitez voir l'évolution de son travail au fur et à mesure qu'il avance dans le dessin, n'hésitez pas à aller voir ! Par contre les commentaires ne sont pas disponibles sur ces "pages", merci de les écrire sur un article si vous voulez ! D'ailleurs n'hésitez pas à vous manifester un peu plus par écrit ! Je sais que vous êtes là à me lire, alors intervenez et réagissez aussi svp :D


Par Harry Covert, le petit journaliste
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